La Maison est ouverte de 10 h à 19 h
Fermée le lundi
Le restaurant est ouvert tous les midis du mardi au dimanche, les vendredis et samedis soir
Notre histoire
Guillaume Millière, marchand Drapier, et son épouse Guillemette Durand firent édifier cette maison en 1483 « derrière l’église Nostre Dame pour faire l’embellissement de la rue » à l’emplacement d’une bicoque qu’ils avaient acquise des Chanoines de la Sainte Chapelle.
Cinq ans plus tôt, Charles le Téméraire tombait devant Nancy et Louis onze rattachait la Bourgogne à la France. Christophe Colomb allait découvrir l’Amérique; c’était la fin du Moyen Age.
La Maison Millière a su traverser les siècles malgré les arrêtés municipaux interdisant la rénovation des vieilles batisses en bois pour lutter contre les incendies qui ravagèrent la ville à maintes reprises.




Fermée pendant des décennies, un temps devenue l’entrepôt d’une quincaillerie, la belle endormie n’était pas loin de rendre l’âme sous l’effet conjugué de la pluie et du temps à l’assaut de ses poutres plusieurs fois centenaires ; sa dernière restauration datant de 1927.
Un an de travaux réalisés en 1998 dans les règles de l’Art par des maîtres compagnons fut nécessaire pour qu’elle s’ouvre enfin aux Dijonnais gràce à un amoureux des maisons à pans de bois, Philippe Bernard, et un couple d’artisans d’art passionnés, Lydia et Jean François Lieutet.
Qui n’a pas rêvé devant ses arcades en anse de panier, son banc de pierre et ses colombages en croix de Saint André curieusement comblés de briques vernissées !
L’étage présente en alternance d’étroites fenêtres ornées de choux frisés, de pampres et de masques énigmatiques. Une grosse poutre d’encorbellement montre à sa gauche un carnassier couché et à sa droite un lion débonnaire qui tient sous sa patte un écusson aux initiales des fondateurs : deux G gothiques reliés par une « cordelière d’amour ».
Sur son toit, un Chat en étain et un Grand Duc en céramique participent du rituel de Vœux lié à la petite Chouette sculptée dans la pierre d’un des contreforts de l’église. Son jardin intérieur nommé « le Merle chez qui j’habite » s’évade à travers les vignes pour se perdre dans la campagne Bourguignonne.
Dans un cadre exceptionnel, la Maison Millière est classée monument historique où fut tournée notamment une partie du film « Cyrano de Bergerac » de J.P. Rappeneau.